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Les chemins de l'Histoire

Résumé :
Origine du projet:
Après une année 2008-2009 organisée autour d'un échange entre deux lycées de deux régions différentes avec pour thématique les deux conflits mondiaux, le lycée Joliot Curie s'est recentré sur la Grande Guerre et sur plusieurs départements français : L'Aisne, la Somme, la Marne et la Meuse.
L'objectif était à nouveau de travailler en interdisciplinarité avec le français, l'histoire, et l'anglais. Suite à des imprévus, il a été décidé d'élargir le public potentiel et d'y intégrer davantage de classes selon le schéma suivant : le voyage au départ conçu pour une seule classe, a été ouvert à plusieurs sur la base du volontariat des élèves et des enseignants (ils devaient déjà avoir travaillé selon le principe défini en début d'année).
La Thiérache étant une terre d'histoire, aussi touchée par les deux conflits mondiaux, le choix a été fait de travailler sur la mémoire de l'année 1940 en Thiérache à partir de témoignages de personnes ayant vécu ces événements.

Objectifs éducatifs:
Depuis trois ans une série d'actions est menée autour de l'interdisciplinarité. Les enseignants de ce projet demeurent convaincus de la nécessité de construire des objets d'étude que les élèves étudient de manière différente selon les sensibilités disciplinaires de chacun. Pour ce projet « les chemins de l'Histoire » l'approche littéraire, historique et linguistique (anglais et allemand) ont été jugés pertinents.
  • Découverte du patrimoine mémoriel local
A partir de témoignages de personnes ayant vécu ces événements, les élèves volontaires des classes devaient alors récolter des textes auprès de leur familles ou proches.
Dès janvier 2010, profitant que la responsable du musée d'Hirson se lance dans une opération d'envergure consistant en un recueil de témoignages autour de l'année 40 en France et en Belgique ; un rapprochement de ce travail et du projet du lycée, très semblable, a été évoqué, dans le but de créer une synergie. Par conséquent, les enseignants d'histoire et de français ont utilisé cette opportunité pour construire avec les élèves des ateliers de lecture et de réflexion historique autour des témoignages recueillis par les élèves auprès de leur grands parents.
  • Découverte d'un patrimoine régional et universel
La Picardie, et plus largement le Nord est de la France, est une terre profondément marquée par les guerres du XX° siècle, ainsi nous voulions que les élèves de 1° se réapproprient un pan entier de leur histoire, nous voulions par ce biais que les Hirsonnais retrouvent les mémoires de ces combats tant au niveau des traces matérielles que des souvenirs ancrés dans les esprits. Il nous fallait aussi faire comprendre aux élèves que ce patrimoine pouvait se percevoir à plusieurs échelles ; ils peuvent être alors les dépositaires d'une mémoire universelle, celle de la violence et des combats. La culture de la paix passe aussi une étude détaillée des sorties de guerres, d'où la pertinence d'un travail autour du thème de la reconstruction tant urbaine que rurale


Démarche méthodologique:
  • Mémoires locales
A partir de témoignages de personnes ayant vécues ces événements, les élèves volontaires devaient récolter ces textes auprès de leur familles ou proches. Mlle Day, directrice du musée Alfred Desmasures d'Hirson, menant de son coté un travail très ressemblant ce qui nous a permis de joindre nos approches. Ce travail a été finalisé le mercredi 24 mars avec le travail de deux groupes au Lycée autour de la lecture de ces témoignages singuliers qui par leur concomitance et les souvenirs qu'ils véhiculent ont alors contribué à la création des mémoires de l'année 40 en Thiérache. Parallèlement, la directrice du musée recevait un groupe d'élève et le expliquait les enjeux mémoriels et méthodologique de ce travail de recension. Sous contrôle des enseignants les élèves ont ensuite mené un travail littéraire en lien avec le programme et l'objet d'étude suivi en cours. En Histoire certains élèves ont réfléchi sur le problème de la pertinence historique du témoignage, parfois parasité par une volonté morale du témoin en 2010.
  • Patrimoine régional et universel de la Grande Guerre
Notre projet s'est articulé toujours autour des lieux de mémoire de la Grande Guerre avec deux phases distinctes. Un premier circuit autour du chemin des dames puis des champs de bataille de la Somme sera complété par un deuxième trajet autour de Reims, Suippes et de Verdun. Tout au long de ces circuits, nous avons analysé des objets d'étude communs aux trois disciplines selon les apports spécifiques de chacun (violence de guerre, reconstruction, perceptions nationalistes, travail de mémoires par pays,...)
Nous avons aussi mis en place une liaison assez étroite entre le groupe et les différents intervenants des services éducatifs (Musée d'Hirson, Bibliothèque Carnegie de Reims, Musée marne 14/18 de Suippes, Historial de Péronne, Caverne du Dragon, Maison du tourisme de Verdun).
  • Mise en oeuvre de l'interdisciplinarité
Les collègues de Français, d'anglais et d'Histoire ont réalisé quelques séquences autour de la Grande Guerre. La difficulté a résidé essentiellement dans la définition d'objet commun où chacun est venu apporter sa propre sensibilité.
En Anglais cette approche s'est élaborée avec un travail sur l'engagement britannique et sur les mécanismes de la propagande anglaise, les élèves étaient d'ailleurs partis durant une journée sur le site de Vimy pour analyser ce lieu de mémoire canadien et ceci dès novembre 2009.
En Français les élèves ont plutôt travaillé sur le fait guerrier et la violence de guerre à travers la littérature, d'ailleurs la lecture de la "main coupée" de Blaise Cendrars a sensibilisé les élèves sur les jeux de mémoire et de souvenirs; ce travail a été repris lors de l'étude de témoignages sur l'année 1940. (Ateliers de lecture repris en mars 2010).
En Histoire ce conflit a été analysé dans une approche globale et à l'échelle mondiale (révolution russe, rôle des Etats Unis, les fronts Ouest et Est). Les voyages ont permis d'éclairer cette notions de brutalisation des sociétés européennes dans les années de l'entre deux guerre.

Productions et résultats:
  • Quelques articles de journaux ont été publiés sur le sujet (le "Courrier", "la Voix du nord")
  • Les élèves ont eu des dossiers très complets reprenant la liste des différents partenaires financiers ou non (Voir les PJ). Ces dossiers ont été des sources d'informations et des documents de travail pour les élèves : un jeu de question portant sur tous les thèmes et lieux visités. Les documents et questionnaires ont servi aussi de base de recherche pour les différents travaux à exposer
  • Les élèves ont réalisé une exposition sur quelques thèmes retenus lors d'échanges avec les enseignants : violence de guerre, être une femme durant la grande guerre, récit d'une journée de la semaine, être un enfant dans la guerre, les britanniques lors de la bataille de Wimy et dans l'offensive de la Somme...Chaque élève devait obligatoirement s'investir dans un travail de compte rendu (voir dossier de photo)
  • Une partie spécifique de la production tient dans la mise en forme de panneaux montrant le récit des témoignages sur l'année 1940 par les élèves. Témoignages familiaux, témoignages de voisinages, témoignages de proches autant de récits mis en forme par les élèves lors d'un atelier de lecture en mars 2010 (doc photo)
  • Construction d'un bac blanc de français autour du sujet d'étude de la violence de guerre
  • création d'un blog : http://joliotcuriegrandeguerre2010.over-blog.com
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