En 2008-2009 :
Un groupe-atelier « Relations internationales » incluant les classes de seconde, de première et de Terminale du lycée Mongazon s'est constitué tout au long de l'année autour de la question des enjeux politiques du patrimoine. La problématique de cet atelier visait à faire comprendre aux élèves, en partant de l'exemple de la ville d'Angers, que la création et le développement du patrimoine ont été étroitement liés aux besoins d'imposer des pouvoirs (religieux, politiques, bourgeois) et qu'aujourd'hui encore, dans certaines régions du monde, ces mêmes patrimoines sont sources de conflits. En préalable, les élèves ont réfléchi à la notion de conflit à partir du texte traitant de la marche pour la paix (résolution de l'ONU 55/282 du 7 septembre 2001), de la conférence sur la marche pour la paix donnée par Anand Gokani (arrière petit-fils de Gandhi) et Ralagopeal (leader de la marche pour la paix). Le travail sur ces textes de référence s'est poursuivi par des échanges entre le groupe et les conférenciers qui ont donné lieu à la production d'un compte-rendu sur les impressions et les points de vue échangés, avec également le support du site de la fondation Chirac. Les élèves se sont penchés par la suite sur la question de la défense du patrimoine à partir d'une étude des lois Malraux et Lang et de la visite d'exemples de lieux de pouvoir à Angers et à Versailles.
Le général Garreau et l'historien J-C Chauvat sont venus élargir la réflexion en évoquant l'ancienne Yougoslavie, la Géorgie et l'Ossétie et en expliquant les conséquences et les enjeux des conflits sur la défense du patrimoine. Enfin, les étudiants du CIDEF (Centre international d'études françaises) ont dialogué avec les élèves sur la notion de patrimoine en Chine, aux USA, en Roumanie, en Ukraine, en Corée du Sud, à Taiwan, au Japon et au Canada. De nombreuses autres activités sont venues clore cette année consacrée au patrimoine dans les conflits.
En 2009-2010 :
Quarante élèves du lycée encadrés par deux enseignants (SES et anglais) ont étudié l'esclavage et la notion de mémoire collective comme sources de douleurs et/ou de richesses. Ils ont de plus évoqué et approfondi la question de la présence française dans le monde : ses intérêts et ses limites, la question des droits de l'Homme ainsi que la manière dont s'organise la solidarité internationale ; contre le terrorisme notamment. Dans le cadre de ces thèmes, ils ont visionné le film Amazing Grace, pour lequel une démarche de réflexion sur les thèmes de l'esclavage et de la mémoire collective a été entreprise. Il s'agit de faire prendre conscience aux élèves que l'impact douloureux et/ou constructif des époques antérieures a contribué à façonner le monde contemporain, qu'ils connaissent.
Les discussions et compte-rendus en expression orale ont été rendus possibles à ce niveau par ce visionnage, mais aussi grâce à la visite des salles consacrées à l'esclavage du château de Nantes. De plus, les recherches documentaires réalisées au moyen des TICE ont permis d'étayer les propos exprimés lors de ces débats.
En outre, neuf étudiants étrangers du CIDEF sont venus exposer leur notion de mémoire collective au lycée. Leurs origines diverses (USA, Canada, Taïwan, Chine, Corée du Sud, Japon, Inde, Bulgarie et Russie) a permis l'articulation d'éléments concrets de leur culture avec les nombreuses questions d'élèves passionnés.
Dans un second temps, une étude sur le thème des ONG a été l'occasion de réfléchir sur les problèmes mondiaux liés à la présence française dans le Pacifique, en Afghanistan et au Cambodge. L'objectif annoncé était de sensibiliser les élèves à la notion de solidarité internationale et de culture de paix, avec l'aide d'intervenants extérieurs. C'est ainsi que les jeunes ont pu rencontrer un ancien enseignant/chercheur, en poste pendant onze ans à Tahiti, un militaire-démineur du Génie en mission en Afghanistan, des membres d'une ONG créatrice d'écoles pour enfants handicapés khmers et un officier en charge des Relations Internationales au sein de l'armée. Chacune de ces interventions a fait l'objet de nombreux échanges et débats, questions et réponses et des compte-rendus conçus par les élèves ont été présentés devant le groupe.
Cette année très riche d'enseignements a permis aux élèves du lycée, par l'introduction de ces multiples sources, l'accès aux réalités de terrain.